Jumping de Franconville
Lors de la séance du conseil municipal du 22 mai, vous êtes intervenu pour condamner la subvention exceptionnelle de 45 000 euros versée à la S.O.C.I.F. (Société organisatrice du concours international de Franconville). Pourquoi ?
Antoine Raisséguier, conseiller municipal : la SOCIF est l’association qui organise le jumping de Franconville. En commission des sports du 26 mars, Roland Chanudet, adjoint chargé des sports, avait clairement exprimé une volonté de freiner la hausse des subventions versées aux associations. Pourquoi pas !
Mais lorsque l’on étudie précisément le cas de la SOCIF, la subvention versée à cette association était de 45 000 euros en 2007 et de 50 000 euros en 2008 soit une hausse de 11% ; ce que beaucoup d’associations sportives n’ont pas obtenu.
En plus de cette généreuse subvention de 50 000 euros, on nous a proposé de voter une subvention exceptionnelle de 45 000 euros parce que le budget prévisionnel 2008 de cette association était très approximatif. Les recettes prévues étaient largement surestimées. Les dépenses sous estimées ne font pas état des heures de travail des agents techniques municipaux que la ville met à disposition de l’association pour organiser le jumping.
Cela vous semble-t-il disproportionné ?
A.R. : Bien évidemment ! C’est même injuste au regard de la situation de beaucoup d’associations de la ville. On leur a refusé des hausses de subventions de quelques centaines d’euros. Pourtant, l’action de ces associations au travers des éducateurs ou des rencontres sportives est autrement plus importante que cette manifestation.
Cette décision n’est pas cohérente. Si l’on annonce que les subventions n’augmenteront pas ou très peu, on ne verse pas 45 000 euros de subvention exceptionnelle à la SOCIF.
Vous condamnez donc cette manifestation ?
A.R. : ll ne s’agit pas de porter un regard sur la manifestation. D’ailleurs en préambule de mon intervention, j’ai précisé que cette manifestation était de qualité, gratuite et attirait un public certain. Ce que nous condamnons, c’est le versement de cette subvention exceptionnelle.
Mais sans cette subvention, le budget de la SOCIF ne serait pas équilibré et la manifestation ne pourrait avoir lieu. Que feriez-vous ?
A.R. : Premièrement, il appartient à chacun de faire ses choix. Nous ne ferions certainement pas le choix d’une manifestation dispendieuse. Bien sûr la vie d’une commune doit être rythmée par des manifestations festives qui réunissent un large public. Mais cela ne doit pas se faire au détriment des finances et des associations.
Deuxièmement, nous n’envisagerions pas une telle manifestation sans imaginer un projet de ville dans lequel tous les Franconvillois, les écoles ou les associations auraient un rôle à jouer. Chacun doit trouver sa place dans un projet commun et moteur.
Enfin, il ne nous semble pas réaliste de monter seul une telle manifestation ! La ville et la SOCIF manquent de partenaires. Cette manifestation devrait avoir une dimension départementale ; ce qui n’est pas le cas. Le maire continue de jouer sa carte personnelle. La SOCIF et la municipalité organisent seules cette manifestation. Nous venons de quitter la communauté d’agglomération Val et Forêt. Franconville se retrouve de plus en plus isolé.